Au revoir, blog.

Au revoir, blog.
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Pp l'rat a changé de nom, de blog, de couleur de fond !
# Posté le lundi 23 avril 2007 12:00
Modifié le vendredi 04 mai 2007 11:18

"L'agriculteur', Ridan.

"L'agriculteur', Ridan.
J'allume mon poste de télé pour admirer ce qu'il s'y passe, un milliardaire s'envoie en l'air, quitte l'atmosphère pour voir l'espace. J'troque son bol d'air et sa cuiller contre un p'tit verre sur ma terrasse, j'en ai ras l'bol de tout ce béton, j'ai la folie des grands espaces. J'en ai ras l'bol de tout ce béton, j'ai la folie des grands espaces. Mais qu'est ce qui s'passe dans nos p'tites têtes ? On s'entasse tous comme des sardines, dans les grosses boîtes que l'on conserve le p'tit poisson doit suivre sa ligne. Dans les grosses boîtes que l'on conserve le p'tit poisson doit suivre sa ligne
Et puis merde j'ai décidé de vivre loin sur la colline, vivre seul dans une maison avec la vue sur ma raison. J'préfère vivre pauvre avec mon âme que vivre riche avec la leur, et si le blé m'file du bonheur je me ferai peut-être agriculteur. Et si le blé m'file du bonheur je me ferai peut-être agriculteur
Y'a trop d'feux rouges dans les grandes villes, j'ai préféré me mettre au vert. J'ai plus de bonheur à vivre en paix que m'admirer au fond d'un verre. J'boirai l'eau saine de mon ruisseau plutôt que l'eau sale du fond de la Seine, chargée en plomb et en histoire que la surface ne laisse plus voir. Chargée en plomb et en histoire que la surface ne laisse plus voir. J'ferai des bornes pour m'éloigner, pour me retrouver face au miroir, juste une seconde de vérité pour qu'mon passé coule sous les ponts. J'ferai des bornes pour m'éclipser, pour me retrouver face à que dalle,juste une seconde de vérité pour contempler ce qu'on est tous.
Ca fait longtemps que j'n'ai plus vu ce coin de soleil à l'horizon, ça fait longtemps que j'l'attendais, une petite lueur de la raison. Une petite chanson au clair de lune pour réchauffer le coeur de pierre, le grand retour à l'essentiel, le feu de bois éclaire le ciel. Le grand retour à l'essentiel, le feu de bois éclaire le ciel. La mélodie de la nature reprend ses droits sur la folie, c'est toute la vie qui nous observe, que l'on oublie au fil du temps. La mélodie, celle de la vie que l'on consume à chaque instant. Tous nos acquis s'écrasent au sol et j'ai choisi la clef des champs. Tous nos acquis s'écrasent au sol et j'ai choisi la clef des champs.
Et puis merde j'ai décidé de vivre loin sur la colline, survivre seul dans une maison avec la vue sur ma raison. J'préfère vivre pauvre avec mon âme que vivre riche avec la leur.
Et si le blé m'file du bonheur, je me ferai peut-être agriculteur.

Ridan.
# Posté le mercredi 04 avril 2007 09:40

Asphalte hurlante.

Asphalte hurlante.
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Sur le bitume fleurissent des hématomes, la gangrène humaine s'accentue en zone urbaine. Les catacombes sombrent, folie profonde, rires sardoniques de fins stratèges qui masquent le béton de sa crasse anxiogène, donc nous allègent. Sacrilège ! Certains sacrifient leur sommeil pour donner vie au gris, nourrir l'éveil. Les bombes crient de la peinture diluée aux paillettes, le bras s'active et brandit un pacemaker illicite. Démarche artistique condamnée par la justice, Liberté, Egalité, murs en déprime'. Nos pupilles sous prosac murmurent "Inondez-moi d'éphémère, d'art révolutionnaire aux couleurs pleines de caractère". Sarcasmes incessants car les carcasses Montana agacent nos trottoirs. Un art détaxé et notoire doit subir les regards noirs de ces moutons blafards qui s'ignorent en parfait accord. A bord des rames je préfère l'illusoire aux visages hagards et sans odeur. Honneur pour eux d'être des néons rasoirs, l'artiste pictural remet chaque soir un bûche dans le feu de camp sans être payé au temps.
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# Posté le mardi 27 mars 2007 13:32
Modifié le mercredi 28 mars 2007 12:59

Saisis un titre d'article ici !

Saisis un titre d'article ici !
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Une vague à l'âme, hommage à Pow@, assassiné par des mains de policiers.

"La plupart des flics dans la rue ils sont pas là pour vous taper mais pour vous protéger !
-Ah ouais ? et qui nous protege de vous ?"



Pp l'rat
# Posté le lundi 26 mars 2007 15:51
Modifié le mardi 27 mars 2007 15:37

Desproges.

Desproges.
Mes yeux d'enfant sont grands ouverts quand je tourne les pages de ses livres, quand je vois ses spectacles. Chaque phrase de Desproges frappe ma rétine et se lie à mon esprit au fil d'or.
Verves misanthropes saupoudrées d'intelligence qui, en plus d'éveiller ma conscience, déclenche un rictus indélébile. Cette plume je ne cherche même plus à l'imiter, limité est le nombre d'écrivains, intermittents ou reconnus, pouvant prétendre arriver à sa cheville. Desproges le maître, les apprentis s'attroupent.
L'oeil vif et pourtant voilé d'une tristesse indéfinissable,sa machine à écrire frappait pour coucher son humour sur papier recyclable.
Volubile aguerri, peu importe le support. Radio, journal puis télévision, il cassait les codes tout en restant crédible, loin de la marginalité.
Pas de dictionnaire à son chevet, il maniait parfaitement la langue de Molière et me prend plus d'admiration que ce dernier.
Aujourd'hui les acnéiques n'admirent que des recycleurs abusant des facilités de l'humour gras. Il faut s'y faire, le tube cathodique est plus lucratif que l'encre des imprimeries. L'intelligence collective s'effrite aussi facilement que la résine illicite.
Aucun talent sur vos écrans, réveillez-vous, désormais seul les chapitres d'un livre ne sont pas coupés de pages publicitaires. Alors comment me taire quand Cauet est plus populaire que les génies du passé.
Desproges se retourne dans sa tombe, lui qui a tenté de freiner la montée de la haine aurait pleuré le 22 Mai.
Il n'est plus, je dois m'y faire. Je suis la preuve que l'on peut être nostalgique d'un temps que l'on a pas vécu. Une dégénérescence cellulaire nous prive d'un esprit développé, il nous reste ces livres pour essuyer nos larmes, et ces spectacles pour soigner notre âme.
Mes yeux d'enfant sont grands ouverts et mes doigts grattent mes plaies intellectuelles.
# Posté le lundi 26 mars 2007 10:35
Modifié le mardi 27 mars 2007 16:34